https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Eté 2018.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Table glaciaire, 2019.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Bassin inférieur, 2019.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Glace morte, 2019.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Automne 2018.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Front du glacier, automne 2018.jpg
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https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Printemps 2019.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Bloc erratique, 2019.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Table glaciaire effondrée.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Moraines, 2019.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Front du glacier, automne 2019.jpg
https://jonathanmourglia.com:443/files/gimgs/th-25_Automne 2019.jpg

GLACIER NOIR

L’ensemble de ces images est réalisé sur le glacier Noir, dans le massif des Écrins. J’ai souhaité me détacher d’un inventaire photographique pour me concentrer sur un unique glacier, avoir la possibilité d’y passer du temps et de suivre son évolution. J’ai également délaissé une certaine tradition de la vue de paysage, sa ligne d’horizon et son étagement des plans, pour me confronter à l’apparente uniformité de ces étendues de roches et de glaces, leur géologie si particulière. La lente évolution entropique se double aujourd’hui d’une anthropie, évolution plus brutale engendrée par l’action consciente de l’homme.

Pour réaliser ce travail, je suis revenu à la chambre argentique, retrouvant l’outil des pionniers de ces paysages, sa lenteur liée au rythme de l’arpentage voir de l’escalade. La chambre impose une observation posée, un rythme de production d’images ralenti, à la mesure de ces lieux et à rebours des flux actuels. Cet outil permet aussi d’obtenir des négatifs détaillés, où l’échelle du cristal de glace vient cohabiter avec la surface entière du glacier.

De ces paysages l’homme n’est jamais pleinement absent, que ce soit par son action indirecte ou par le passage éphémère de quelques alpinistes. Avec ces glaciers disparaissent une mémoire et des ressources cruciales, mais également un certain territoire de montagne fait d’étendues et non de paysages, où l’on est encore libre de se perdre, d’éprouver ces dimensions d’espaces et de temps qui représentent la mémoire de ces lieux.